Doctor's Review: Medicine on the Move

July 24, 2017

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Innovative medicine in depression

History, challenges and progress (Click for French version)

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Psychotropic science began with the discovery of lithium as a chemical element in 1817. By the mid-1800s, there was great interest in “urate imbalances,” which were thought to explain a variety of diseases, including mania and depression. But it wasn’t until 1948 that Australian psychiatrist John Cade began treating patients with mania using lithium. Cade initially also believed that urate was responsible for his positive results and only later realized that the calming effect came from lithium.1

The discovery of antidepressants

Soon after, scientists working at the Munsterlingen asylum in Switzerland searching for a medication-based treatment for schizophrenia stumbled across a drug that altered the balance of neurotransmitters in the brain. It had little effect on schizophrenics but researchers found it was effective in treating people suffering from depression.

In 1958, imipramine, a mood-altering drug, called a tricyclic because of its triple-ring molecular structure, was marketed under the name Tofranil and was followed by a host of similar products. For the next 25 years tricyclics became the drugs of choice for depressed patients despite some of their less attractive side effects.

By the 1980s it was clear that a new, more selective product with fewer disruptions of the brain’s chemistry was needed. Researchers working with Eli Lilly & Co discovered fluoxetine hydrochloride, the first agent of the class of antidepressants known as selective serotonin-reuptake inhibitors (SSRIs).

They worked by blocking the delivery of serotonin produced in the brain to another nerve cell, allowing it to remain active for longer periods. It was marketed as Prozac and was followed by dozens of similar but slightly different formulations offered by a variety of pharmaceutical firms. More recently, serotonin and norepinephrine reuptake inhibitors (SNRIs) were developed which act on norepinephrine as well as serotonin using the same mechanism.

Fresh needs for innovation

Effective as these products are, it’s been 30 years since the advent of these inhibitors. Continued research to find new and innovative psychotropic products continues.

In the broader picture, mental disorders remain the world’s single greatest health problem.2 The annual economic cost of major depressive disorder alone is estimated to be upward of $51 billion in this country alone.3 By reducing the need for hospitalization and returning patients more quickly to their normal lives, novel medicines developed to alleviate chronic mental illnesses have an important role to play in the future physical and fiscal health of Canadians.

Yet another reason for ongoing research is that each new development that moves the science ahead, even by small increments, paves the way to more significant discoveries to follow. “Discovering truth by building on previous discoveries” has always been the foundation of the scientific method.

Developing innovative medicine, particularly in mental health, is costly and this can put pressure on prices.4 The federal government recognizes this through the Patented Medicine Prices Review Board (PMPRB), which alleviates some of the price concern by ensuring that new drug prices remain similar to those in comparable countries.5

Spotlight on innovative anti-depressives

There are significant challenges to finding innovative depression medication. Research continues into better understanding how existing treatments function within the brain. There is also a need for more qualified biomarkers to diagnose genetic causes, measure disease progression and assess the effectiveness of treatments. The search, however, is well underway.


• There are more than 135 biopharmaceuticals either in clinical trials or waiting FDA approval. Of these 29 are for depression.6
• The identification of risk-associated genes in patients with a family history of mental illness continues, accelerated by the decreasing cost of whole genome sequencing.7 Excitingly, some of these risk-associated genes are shared across several common mental illnesses.


SSRIs and SNRIs continue to offer significant relief to millions of Canadians suffering from depression. The savings to the country in reduced hospital stays and in returning citizens to productive lives are equally significant. The medical profession, sufferers of mental illness and their families look forward to future innovative medications confident that research will continue to offer ever better cures.



Version française

La découverte du lithium, en 1817, marque le début de la recherche sur les psychotropes. Au milieu des années 1800, on s’intéressait de près aux déséquilibres des urates qui, croyait-on, expliquaient diverses maladies, entre autres la manie et la dépression. Mais ce n’est qu’en 1948 que le psychiatre australien John Cade utilise le lithium pour traiter ses patients souffrant de manie. Lui également pensait au départ que les bons résultats étaient attribuables aux urates, mais il a fini par observer que l’effet calmant provenait du lithium1.

La découverte des antidépresseurs

Peu de temps après, à l’asile de Munsterlingen, en Suisse, des chercheurs soucieux de trouver un traitement pour la schizophrénie sont tombés par hasard sur un médicament qui modifiait l’équilibre des neurotransmetteurs dans le cerveau. Ils ont constaté que ce médicament avait peu d’effet sur les schizophrènes, mais traitait efficacement les personnes dépressives.

En 1958, l’imipramine, un psychotrope dit tricyclique étant donné sa structure moléculaire à trois anneaux, a été commercialisée sous le nom Tofranil, et d’autres produits similaires sont apparus. Les tricycliques ont été pendant 25 ans le médicament de choix pour le traitement de la dépression, et ce, malgré certains de ses effets indésirables.

Dans les années 1980, il était devenu évident qu’il fallait trouver un produit plus sélectif, dont l’action serait moins perturbatrice pour la chimie du cerveau. Les chercheurs d’Eli Lilly ont découvert le chlorhydrate de fluoxétine, le premier agent de la classe des antidépresseurs appelés inhibiteurs sélectifs du recaptage de la sérotonine (ISRS).

Ceux-ci agissent en bloquant la réception de la sérotonine par une autre cellule nerveuse, permettant ainsi d’en prolonger la durée d’action. Ces inhibiteurs ont été commercialisés pour la première fois sous le nom Prozac, et des douzaines de formulations semblables quoique légèrement différentes ont été produites par diverses sociétés pharmaceutiques. Plus récemment, on a développé des inhibiteurs du recaptage de la sérotonine et de la noradrénaline (IRSN), qui agissent sur la noradrénaline ainsi que sur la sérotonine selon le même mécanisme.

La nécessité de l’innovation

Aussi efficaces que soient ces inhibiteurs, ils remontent quand même à une trentaine d’années, si bien que la recherche de psychotropes novateurs se poursuit.

La dépression est la première cause d’incapacité dans le monde2. Au Canada seulement, le fardeau économique du trouble dépressif majeur est évalué à plus de 51 milliards de dollars par année3. En réduisant le nombre d’hospitalisations et en favorisant un retour à la vie normale plus rapide, les médicaments novateurs mis au point pour atténuer les troubles mentaux ont joué un rôle important dans l’état de santé physique et financière des Canadiens.

Une autre raison justifie la recherche continue, à savoir que chaque nouvelle percée, aussi petite soit-elle, prépare la voie à des découvertes plus importantes. La méthode scientifique a toujours progressé en s’appuyant sur les découvertes précédentes.

La mise au point de médicaments novateurs, particulièrement dans le domaine de la santé mentale, coûte cher et exerce une pression sur les prix4. Prenant acte de cette situation, le gouvernement fédéral a mis sur pied le Conseil d’examen du prix des médicaments brevetés, qui veille à ce que les prix des nouveaux médicaments demeurent semblables à ceux qui sont pratiqués dans des pays comparables5.

Gros plan sur les antidépresseurs novateurs

Trouver des médicaments novateurs pour combattre la dépression est un défi de taille. Les chercheurs s’efforcent de mieux comprendre l’action des traitements actuels sur le cerveau. Nous avons aussi besoin de nouveaux biomarqueurs pour diagnostiquer les causes génétiques de la maladie, en mesurer la progression et évaluer l’efficacité des traitements. Heureusement, la recherche va bon train.


• Quelque 135 sociétés biopharmaceutiques réalisent en ce moment des essais cliniques ou attendent l’approbation de la Federal Drug Administration. De ce nombre, 29 essais portent sur la dépression6.
• L’identification des gènes à risque associés à la maladie chez les patients ayant des antécédents familiaux de troubles mentaux se poursuit et s’est même accélérée grâce au coût plus faible du séquençage du génome7. Certains de ces gènes sont communs à plusieurs maladies mentales, ce qui est très intéressant.


Les ISRS et les IRSN soulagent encore les millions de Canadiens qui souffrent de dépression. Les économies réalisées par la réduction du nombre d’hospitalisations et le retour des patients à leur vie productive sont tout aussi importantes. La profession médicale et les personnes souffrant de maladie mentale ainsi que leurs familles attendent avec impatience les nouveaux médicaments, convaincues que la recherche trouvera des traitements encore plus efficaces.

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