Doctor's Review: Medicine on the Move

May 26, 2017

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Issues in compliance / Les enjeux de l’observance

Why people stop taking antidepressants / L’arrêt précoce des antidépresseurs

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Major depressive disorder (MDD) is an extremely common and serious condition, but with early diagnosis and timely, effective intervention, it can be successfully treated.1 In fact, however, only 20% to 40% of patients achieve remission (full functional recovery with no residual symptoms) on initial treatment.2

MDD is increasing recognized as a chronic disease that can benefit from long-term (even lifetime) treatment. Yet many patients stop taking their medications before the recommended minimum treatment duration of 6 to 12 months. Early discontinuation rates are high: 30% after 30 days, and 40% after 3 months.3

Nonadherence is a major factor in undertreatment. Since some features of MDD, such as low motivation/energy, lack of focus, negative thinking patterns, guilt/self-blame, can in themselves be deterrents to adherence, raising awareness about depression and the benefits of treatment can help patients overcome their resistance and improve outcomes.1,4

Top reasons people stop taking their meds

Among the myriad of causes that contribute to nonadherence, here are some of the patient-related factors that are worth exploring.
• Stigma attached to having a “mental illness” and/or being treated for depression: some people may view depression as a character flaw rather than a real illness, and blame themselves; others believe they should be able to deal with it on their own if they only “try harder.”3,4,5
• Misconceptions about medications, for example that they are addictive; they will not resolve personal issues; they will alter personality.4-6
• Misinterpreting an initial response for a “cure” and thinking that medications are no longer needed; not recognizing the severity of depression or the significance of residual symptoms1,2
• Poor experiences of family members/friends with medications, which negatively affect their view of the value of medications
• Perception that the antidepressant is not working for them; not giving it time to act3,4,6
• Tolerability issues: emergence of (or fear of) side effects such as weight gain, sexual difficulties, etc3,4,6
• High cost of medications; personal preferences, e.g. interest in alternative therapies,4,6

Personalized care enhances adherence

Optimal management relies on a collaborative approach tailored to individual patient profiles. This involves educating patients about depression, working together to set realistic goals, offering support and encouraging patients to stick with their management plan. It is important to establish confidence early and maintain a strong therapeutic alliance throughout the journey, monitoring regularly (using validated assessment scales) for treatment adherence, progress and adverse effects.1,4,6 Patients who feel that their concerns are heard are more likely to form positive therapeutic alliances.

It can help to clarify that depression is a “real” medical condition that can benefit from early and ongoing pharmacologic treatment.1,4 Psychotherapies — such as cognitive behavioural therapy (CBT) and mindfulness-based CBT — are also highly recommended for initial and maintenance therapy and to address issues related to compliance.7

Explain that antidepressants have a delayed onset of action and that symptom improvement can take up to 8 weeks; also advise patients why they may need to continue antidepressants long-term (if they are at high risk of relapse), and of the risks of stopping them abruptly (discontinuation syndrome).1,3,4

Manage side effects: these can involve gastrointestinal problems (e.g. nausea, vomiting, diarrhea), central nervous system symptoms (headache, insomnia, sedation), weight gain, sexual dysfunction or increase in suicidal thoughts. While most are mild and resolve with time, more serious and persistent effects may require intervention. Options include reducing the drug dosage, switching to a different antidepressant or prescribing a pharmacologic antidote.3

In addition, talk to your patients about the value of social support to increase their mental well-being as well as their ability to cope with depression and adhere to treatment as recommended.8,9 CBT and mindfulness websites are useful supplements to treatment. Exercise should be encouraged.10



Version française

Le trouble dépressif majeur (TDM) est une maladie grave très répandue, mais avec un diagnostic précoce et une intervention efficace, il se traite avec succès1. Toutefois, le traitement initial n’aboutit à une rémission, c’est-à-dire le rétablissement fonctionnel complet sans symptômes résiduels, que dans 20 à 40 % des cas2.

De plus en plus considéré comme une maladie chronique, le TDM pourrait être traité à long terme et même à vie. Pourtant, de nombreux patients cessent de prendre leurs antidépresseurs avant la durée minimale recommandée, soit de 6 à 12 mois. L’arrêt précoce des médicaments est élevé : 30 % après 30 jours et 40 % après trois mois3.

La non-observance est un facteur important du sous-traitement. Puisque certaines caractéristiques du TDM peuvent elles-mêmes nuire à l’observance, par exemple le manque de motivation, d’énergie et de concentration, les schèmes de pensée négative, la culpabilité et l’auto-accusation, il est important de sensibiliser les patients au sujet de la dépression et des bienfaits du traitement, car cela les aidera à surmonter leur résistance et à améliorer les résultats pour leur santé1,4.

Principales raisons de l’arrêt de la médication

Parmi les nombreuses causes qui mènent à la non-observance, certains facteurs liés au patient méritent une attention particulière.
• La stigmatisation associée à la « maladie mentale » ou au traitement pour dépression : certains considèrent la dépression comme un défaut de caractère plutôt qu’une maladie réelle, et se blâment eux-mêmes ; d’autres croient qu’ils devraient pouvoir vaincre la maladie par eux-mêmes si seulement ils faisaient plus d’efforts3,4,5.
• Des fausses idées concernant les médicaments, par exemple : ils créent une dépendance ; ils ne règleront pas les problèmes personnels ; ils modifieront la personnalité4-6.
• Croire à tort que la réponse initiale au traitement correspond à une « guérison » et que les médicaments ne sont plus nécessaires ; ne pas reconnaître la gravité de la dépression ou l’importance des symptômes résiduels1,2.
• Des proches qui ont connu de mauvaises expériences avec les médicaments, ce qui affecte négativement la valeur que le patient accorde à la médication.
• Croire que l’antidépresseur ne donne aucun résultat ou ne pas laisser au médicament le temps d’agir3,4,6.
• Des problèmes de tolérabilité : la présence ou la crainte d’effets indésirables comme la prise de poids et des problèmes d’ordre sexuel3,4,6.
• Le coût élevé des médicaments ; les préférences personnelles, par exemple le recours à des thérapies non conventionnelles4,6.

Des soins personnalisés favorisent l’observance

La prise en charge optimale repose sur une approche collaborative, adaptée aux profils des patients individuels. Elle consiste à renseigner les patients sur la dépression, à établir avec eux des objectifs réalistes, à leur offrir du soutien et à les encourager à respecter le plan thérapeutique. Il est important d’établir un lien de confiance dès le départ et à maintenir une solide alliance thérapeutique tout au long du traitement, en faisant un suivi périodique (au moyen des échelles d’évaluation) de l’observance, des progrès et des effets indésirables1,4,6. Les patients qui se sentent écoutés auront de meilleures chances d’établir des alliances thérapeutiques positives.

Il est souvent utile de préciser que la dépression est une maladie « réelle », qui peut bénéficier d’un traitement pharmacologique amorcé dès que possible et suivi de façon soutenue1,4. Les psychothérapies telles que la thérapie cognitivo-comportementale (TCC) et la TCC axée sur la pleine conscience, sont fortement recommandées comme traitement initial et traitement de maintien. Elles peuvent également favoriser l’observance7.

Expliquez aux patients que les antidépresseurs n’agissent pas immédiatement et que l’amélioration des symptômes peut prendre jusqu’à huit semaines. Précisez également les raisons pour lesquelles un traitement à long terme sera peut-être nécessaire (s’ils sont à risque d’une rechute) ainsi que les risques d’un arrêt brusque du traitement1,3,4.

Vous devez aussi traiter les effets indésirables, par exemple : des problèmes gastro-intestinaux (nausée, vomissements, diarrhée), des symptômes liés au système nerveux central (maux de tête, insomnie, sédation), une prise de poids, une dysfonction sexuelle ou des pensées suicidaires plus fréquentes. Bien que la plupart des effets soient légers et disparaissent avec le temps, des effets plus graves et persistants pourront exiger une intervention. Il est possible de réduire la dose du médicament, de changer d’antidépresseur ou de prescrire un antidote3.

Abordez avec vos patients la valeur du soutien social, car celui-ci peut accroître leur bien-être ainsi que leur capacité de composer avec la dépression et de respecter le traitement recommandé8,9. Les sites de thérapie cognitivo-comportementale et de méditation axée sur la pleine conscience sont des compléments utiles au traitement. Vous devriez également les encourager à faire de l’exercice10.

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