Doctor's Review: Medicine on the Move

November 20, 2017

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Managing work-related depression / Gestion de la dépression liée au travail

How to bridge the gap between healthcare and the workplace / Combler le fossé entre les soins de santé et le milieu de travail

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Depression is a leading cause of disability worldwide, and a burgeoning source of disability costs to Canadian employers. It takes its toll in high rates of work absence or sick leave, short- and long-term disability, unemployment and lost productivity by workers who remain on the job (presenteeism).1,2 Depression raises the risk of other medical or psychiatric illnesses, as well as injuries and accidents in the workplace.3,4

Recovery of full normal function and quality of life is a primary goal of therapy for depression.1 Primary care physicians (PCPs) have an important role in facilitating patients’ safe and timely return to productive work after an illness or injury.3-5 Severe cases of depression and/or those necessitating long-term disability benefits may also require the involvement of a psychiatrist.3

Individual and social costs

Data from a 2002 Canadian Community Health Survey revealed that 79% of workers with depression had experienced some degree of interference with work, and 19% reported severe hindrance; on average, they lost 32 days a year in which they were unable to work due to symptoms.2

A recent Ipsos MORI global survey of workers and managers reported that about half of Canadians diagnosed with depression have taken time off work because of their condition; roughly one quarter had to stop work during their last episode, for an average of 49 days (compared to the global average of 32 lost working days); and 40% of those off work did not disclose the reason for their absence to their employer (higher than the global average of 33%).6

Symptoms reported by Canadian employees in the survey included low mood/sadness, difficulty concentrating, forgetfulness and withdrawal from colleagues.6 Fatigue, very common in people with clinical depression, may also be a key symptom or a contributing cause of workplace depression.7

Sharing vital information

PCP’s expertise lies in evaluating impairment (diagnosis, assessment of symptoms/functional deficits) as opposed to disability (the realm of employers/insurers). In establishing a diagnosis (best following DSM-V criteria), it is helpful to give precise details on the frequency, severity and duration of symptoms and on how/to what degree the impairments might affect the individual’s work performance.3,4

Physicians may require information from employers to help understand patients’ work situation (job requirements, ability to meet those demands, etc) and the effect of symptoms on occupational functioning. 3-5 Extra paperwork may be involved to provide employers and/or insurers with information (with the knowledge/consent of the patient) to help them make accommodations in the workplace or process benefits claims. While time-consuming, interaction with employers/insurers is an important part of the physician’s role.

The patient’s central role in management

Empowering patients to participate in their own care can improve adherence and enhance their return to productive work. Work together to define problems, establish priorities and decide on the best course of action (in terms of treatment and work). Discuss the pros and cons/optimal duration of work leaves. Prolonged work absence often has a negative effect (leading to inactivity, isolation, anxiety, difficulty ever returning to work). Encourage patients to ask their employer about possible modifications in the workplace.4 Counselling services may also be available through confidential Employee Assistance Programs.4

Educational and self-help materials can assist individuals in understanding their diagnosis, improving their condition and preventing recurrence (e.g. Antidepressant Skills at Work: Dealing with Mood Problems in the Workplace, available at www.comh.ca/antidepressant-skills/work).

Pharmacotherapy can lead to significant improvement of depressive symptoms; where available, psychotherapy (e.g. cognitive behavioural therapy) has been shown to provide additional specific benefits in fostering return to full functioning.3,4 With usual treatment, many depressed employees continue to have some residual impairment, so ongoing monitoring and preventive strategies are essential.3 If no progress is seen within a few months of treatment, consider a different approach or referral to another mental health professional.4



Version française

À l’échelle mondiale, la dépression est l’une des principales causes d’invalidité et représente un coût de plus en plus élevé pour les employeurs canadiens. Elle entraîne des pertes importantes en absentéisme et congés de maladie, invalidités à court et à long terme, chômage et présentéisme1,2. La dépression augmente le risque d’autres troubles médicaux et psychiatriques, ainsi que de blessures et d’accidents au travail3,4.

Le but premier de la thérapie pour dépression est le rétablissement complet du fonctionnement normal et de la qualité de vie1. C’est principalement aux médecins de soins primaires de faciliter le retour au travail productif du patient, en temps opportun et de façon sécuritaire, après une maladie ou une blessure3-5. Les cas de dépression grave ou de dépression entraînant des prestations d’invalidité à long terme nécessitent parfois l’intervention d’un psychiatre3.

COÛTS SOCIAUX ET INDIVIDUELS

Les données de l’Enquête 2002 sur la santé dans les collectivités canadiennes ont révélé que 79 % des travailleurs ayant une dépression avaient éprouvé certains troubles au travail et 19 % ont mentionné des troubles très sévères ; en moyenne, leurs symptômes les ont empêchés de travailler 32 jours au cours de l’année2.

Selon un récent sondage mondial réalisé par Ipsos MORI auprès de travailleurs et de cadres, environ la moitié des Canadiens ayant une dépression diagnostiquée s’étaient absentés du travail en raison de leur état de santé ; près de 25 % ont dû cesser de travailler pendant 49 jours en moyenne lors de leur dernier épisode dépressif (moyenne mondiale de 32 jours ouvrables) ; et 40 % des travailleurs en congé n’ont pas révélé la raison de leur absence à leur employeur (moyenne mondiale de 33 %6). Les répondants canadiens mentionnaient les symptômes suivants : humeur négative/tristesse, difficulté de concentration, oublis et repli sur soi6. La fatigue, très répandue chez les personnes présentant une dépression clinique, peut être un symptôme important ou une cause contribuant à la dépression en milieu de travail7.

PARTAGE DE L’INFORMATION VITALE

L’expertise du médecin de soins primaires repose sur l’évaluation de l’incapacité (diagnostic, évaluation des symptômes, déficits fonctionnels) et non de l’invalidité (qui relève des employeurs et assureurs). En établissant le diagnostic (idéalement selon les critères du DSM-V), il est utile de préciser la fréquence, la gravité et la durée des symptômes ainsi que la mesure dans laquelle l’incapacité peut affecter le rendement de la personne au travail3,4.

Le médecin peut demander de l’information à l’employeur pour mieux comprendre la situation de travail du patient (exigences du poste, capacité d’y répondre, etc.) et les effets des symptômes sur son fonctionnement professionnel3-5. Il devra parfois fournir des documents supplémentaires à l’employeur ou à l’assureur (avec le consentement du patient) pour faciliter les accommodements en milieu de travail ou traiter les demandes de prestations. Le médecin doit prendre le temps d’interagir avec les employeurs et les assureurs, car cela est une partie importante de son rôle.

LE RÔLE CENTRAL DU PATIENT DANS LA PRISE EN CHARGE

Pour favoriser l’observance du traitement et le retour au travail productif, il est conseillé de permettre au patient de participer aux décisions relatives à ses propres soins. Travaillez avec le patient pour définir le problème, établir les priorités et déterminer la meilleure marche à suivre (sur le plan du traitement et du travail). Examinez le pour et le contre ainsi que la durée optimale du congé de maladie. Une absence prolongée a souvent des conséquences négatives (inactivité, isolement, anxiété, difficulté de reprendre un jour le travail). Encouragez les patients à discuter avec leur employeur d’éventuelles modifications au travail4. Des services de counseling sont parfois offerts dans le cadre de programmes confidentiels d’aide aux employés4.

Il existe du matériel éducatif et des livres de développement personnl qui aideront les patients à mieux comprendre leur diagnostic, à améliorer leur état et àa prévenir les rechutes (ex., Antidepressant Skills at Work: Dealing with Mood Problems in the Workplace, available at www.comh.ca/antidepressant-skills/work).

La pharmacothérapie peut améliorer considérablement les symptômes dépressifs. Il a aussi été démontré que la psychothérapie, par exemple une thérapie cognitivo-comportementale, comporte des avantages particuliers additionnels qui favoriseront un rétablissement complet3,4. Avec le traitement habituel, de nombreux employés dépressifs éprouvent encore une déficience résiduelle, d’où l’importance d’adopter des stratégies de suivi et de prévention3. S’il n’y a aucun progrès après quelques mois de traitement, envisagez une autre approche ou faites appel à un autre professionnel de la santé.

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