Doctor's Review: Medicine on the Move

September 21, 2017

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Open a dialogue on sex and depression / Aborder la question du sexe et de la dépression

Chances are if you don't ask, patients won't tell / Si vous ne posez pas la question, les patients n’en parleront probablement pas

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Decreased sexual interest and satisfaction are common in both women and men with major depressive disorder (MDD). This can be due to the depression itself and/or to its treatment. Symptoms include reduced libido, impaired arousal and difficulties achieving orgasm.1-3 Sexual dysfunction can significantly lower self-esteem and quality of life and is also a foremost cause of non-adherence to therapy, which puts patients in jeopardy of depression relapse. 1,3

Unfortunately, sex is a subject patients (and sometimes physicians) tend to shy away from, so problems often remain hidden or underestimated. The good news is that, once properly assessed, sexual problems related to depression can usually be treated. Talking openly to patients about their sexual difficulties and working with them on ways to manage them can boost their confidence and compliance and go a long way to improving outcomes.3,4

Symptom or side effect?

Many factors — including medical, psychosocial, interpersonal and neurobiologic — can contribute to sexual problems in people suffering from MDD. Medications used to treat depression are also sometimes to blame. Antidepressants work by altering the functioning of neurotransmitters, resulting in heightened mood. But they also affect nerve pathways that regulate sexual function, and are linked to sexual dysfunction in up to 60% of patients.3,4 The rate of sexual side effects varies with the type and dose of the antidepressant used; frequency associated with first-line antidepressants is highest for selective serotonin reuptake inhibitors and slightly lower for serotonin norepinephrine reuptake inhibitors.2,3

It can be difficult to distinguish whether problems are symptoms of depression or side effects of treatment. Assessing sexual function at baseline, before prescribing therapy, is important, and can assist in deciding on the best antidepressant for individual patients as well as in monitoring for side effects that arise during the course of therapy.3

One obstacle to adequate assessment and treatment of sexual dysfunction in MDD is that patient reports are often unreliable. Besides being embarrassed to bring up their sexual problems, many patients may be unaware of the sexual side effects related to their antidepressants.2,3

A frank approach works best. Include direct questions about sex when inquiring about patients’ mood, interest in normal activities, etc. Providing questionnaires and validated rating scales can also help break the ice and guide the discussion.3

Management strategies

Treatment-related sexual dysfunction does not generally resolve on its own.2,5 Pharmacologic interventions include:


• reducing the antidepressant dose (while watching for signs of relapse)
• switching to another effective but lower-risk antidepressant
• adding another agent to counteract sexual side effects or to enhance sexuality.2,3

Non-pharmacologic methods can also be tried. Recommended strategies for MDD such as psychotherapy and relaxation techniques, along with specific sex therapy, can be useful. Exercise before sexual activity has also been reported to improve genital arousal in women.3 Finally, healthy life habits — e.g. weight control, sleep hygiene, smoking cessation/abstinence and stress management — are advised for all patients with depression.5,6

Taking charge

Therapy for depression targets elimination of symptoms, return to full normal functioning and quality of life, and prevention of recurrence.6 Engage your patients in frank discussions about sexual side effects related to depression and/or its treatment. Involve them in finding the medication or combination of medications as well as other management strategies that work best for them. Above all, make sure patients understand the importance of sticking with their treatment plan in order to ensure their long-term recovery.



Version française

Chez les hommes et les femmes ayant un trouble dépressif majeur (TDM), on constate souvent une baisse de satisfaction et d’intérêt sexuels. Celle-ci peut être attribuable à la dépression elle-même, au traitement ou aux deux. Elle se manifeste par une baisse de la libido, une excitation faible et des difficultés à atteindre l’orgasme1-3. Une dysfonction sexuelle peut nuire considérablement à l’estime de soi et à la qualité de vie ; c’est d’ailleurs la cause la plus fréquente de la non-observance du traitement, ce qui expose les patients à un risque de rechute1,3.

Malheureusement, le sexe étant un sujet qui gêne les patients, et parfois les médecins, les problèmes sont passés sous silence ou sous-estimés. Pourtant, une fois les problèmes sexuels liés à la dépression bien cernés, on peut habituellement les traiter. En abordant ouvertement les difficultés sexuelles de vos patients et en examinant avec eux des moyens de gérer ces difficultés, ils gagneront en confiance et seront plus enclins à respecter le traitement, et les résultats pour la santé seront nettement meilleurs3,4.

SYMPTÔME OU EFFET INDÉSIRABLE?

De nombreux facteurs d’ordre médical, psychosocial, interpersonnel et neurobiologique peuvent intervenir dans les problèmes sexuels des personnes ayant un TDM. Les médicaments utilisés dans le traitement sont parfois en cause. En modifiant le fonctionnement des neurotransmetteurs, les antidépresseurs améliorent l’humeur. Mais ils agissent également sur les voies nerveuses et sont liés à la dysfonction sexuelle chez 60 % des patients3,4. Les effets indésirables sur la sexualité varient selon le type et la dose d’antidépresseurs ; pour les antidépresseurs de première intention, la fréquence des effets indésirables est plus élevée pour les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine et un peu moins pour les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et de la norépinéphrine2,3.

Il n’est pas toujours évident de savoir si les problèmes sont des symptômes ou des effets indésirables du traitement. C’est pourquoi il est important d’évaluer les variables de base de la fonction sexuelle avant l’amorce de la pharmacothérapie. L’on pourra ainsi mieux déterminer le meilleur antidépresseur pour le patient tout en faisant le suivi des effets indésirables qui se manifesteront en cours de route3. Cependant, l’évaluation et le traitement adéquats de la dysfonction sexuelle liée au TDM se heurtent à un obstacle important, à savoir le manque de fiabilité des informations fournies par les patients. Ces derniers sont non seulement gênés de mentionner leurs problèmes sexuels, mais beaucoup d’entre eux ne connaissent peut-être pas les effets des antidépresseurs sur leur sexualité2,3.

Le mieux, c’est d’aborder franchement le sujet. Posez au patient des questions directes sur sa sexualité lorsque vous l’interrogez sur son humeur, son intérêt pour ses activités habituelles, etc. Au besoin, pour briser la glace et orienter la discussion, utilisez des questionnaires et des échelles d’évaluation validées3.

STRATÉGIES DE PRISE EN CHARGE

En règle générale, la dysfonction sexuelle liée au traitement ne se règle pas d’elle-même2,5. Certaines interventions pharmacologiques sont possibles, notamment:


• la réduction de la dose d’antidépresseur (tout en surveillant les signes de rechute)
• le remplacement de l’antidépresseur par un autre aussi efficace mais moins risqué
• l’ajout d’un autre agent afin de contrer les effets indésirables sur la sexualité ou de favoriser l’activité sexuelle2,3.

Des méthodes non pharmacologiques s’avèrent aussi utiles, par exemple une psychothérapie et des techniques de relation jumelées à une thérapie sexuelle spécifique. Il a été rapporté que l’exercice avant l’activité sexuelle peut améliorer l’excitation génitale chez les femmes3. Finalement, il est conseillé à tous les patients faisant une dépression d’adopter de saines habitudes de vie – contrôle du poids, bonne hygiène du sommeil, abandon ou abstinence tabagique, et gestion du stress5,6.

SE PRENDRE EN MAIN

Le but du traitement de la dépression est d’éliminer les symptômes, de rétablir le fonctionnement normal et la qualité de vie, et de prévenir des rechutes6. Amenez vos patients à discuter franchement des effets indésirables de la dépression et du traitement sur leur sexualité. Faites-les participer à leur traitement, par exemple en choisissant avec vous le médicament ou la combinaison de médicaments qui donnera les meilleurs résultats pour eux. Surtout, assurez-vous qu’ils saisissent bien l’importance de respecter le plan de traitement afin d’assurer leur rétablissement à long terme.

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