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August 16, 2017

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Depression keypoints

Summer and winter SAD: an important diagnosis for northern climates / Le trouble affectif saisonnier, hiver et été: un diagnostic important dans les climats nordiques

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First coined in the mid-1980s, the term seasonal affective disorder, or SAD, refers to a seasonal pattern of depression that usually comes on in the fall or winter and subsides in the spring or summer. The condition was incorporated into the Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders III-R (DSM III-R) in 1987, when “seasonal pattern” was included as a specifier for both major depression and bipolar disorder. The current DSM-V addresses it in a similar manner (see Table 1).

Most often, SAD is triggered by the onset of winter, with typical symptoms including sadness, hypersomnia, hyperphagia, and weight gain. Prevalence is highest in northern climates. In Canada, the prevalence of SAD is estimated to be between 2% and 6%, and it occurs four times as often in women as men. In an estimated 0.1% to 3% of patients, however, SAD is triggered by the onset of summer, with typical symptoms including agitation, poor appetite and weight loss.

Diagnosis of SAD

SAD can be diagnosed through careful questioning of patients regarding seasonal patterns and types of depressive symptoms. A helpful diagnostic tool is the Seasonal Pattern Assessment Questionnaire (SPAQ), but the SPAQ cannot consistently distinguish true SAD from the less severe “winter blues”. Substantial effects on functioning, such as interference with school, work, or social activities, as well as signs of suicidality are indicators that a patient is suffering from true SAD and requires prompt treatment.2

Treatment of SAD

SAD is hypothesized to be triggered by changes in exposure to natural sunlight, which in turn can disrupt circadian rhythms and production or regulation of hormones, vitamin D, and serotonin. Treatments for SAD attempt to address this disruption.

First-line treatment is use of a light box that emits a minimum of 10,000 lux of cool, white light. Typically, 20 to 60 minutes of daily exposure is recommended. Adverse events can include eyestrain, increases in age-related macular degeneration, headaches, irritability, and insomnia. It should not be combined with photosensitizing medication.

Antidepressants are another treatment option. Selective serotonin reuptake inhibitors (SSRIs) and bupropion have the best evidence for efficacy.

Many people with SAD have been shown to be deficient in vitamin D, and vitamin D deficiency was linked with symptoms of depression in a recent systematic review. Taking vitamin D supplements before the winter months set in may help reduce the risk of developing symptoms of depression.

Counseling has also been found to be beneficial for the treatment of SAD. One recent randomized, controlled trial revealed that two weekly 90 minute sessions of cognitive behaviour therapy (CBT) in a group setting for 6 weeks was as effective as 30 minutes of daily exposure to 10,000 lux of cool white light for the treatment of SAD.

Living in a northern climate means that patients are likely to present with mood symptoms related to long, hard winters. Fortunately, such conditions are reasonably well understood, and several treatment options are available.



Version française

Nommé pour la première fois au milieu des années 1980, le trouble affectif saisonnier (TAS) désigne un schéma saisonnier de dépression qui se manifeste habituellement à l’approche de l’automne ou de l’hiver, puis disparaît au printemps ou à l’été . Ce trouble a été incorporé au Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux III-R (DSM III-R) en 1987, et le spécificateur « schéma saisonnier » a été inclus pour le trouble dépressif majeur et le trouble bipolaire. Le DSM-5, la plus récente version, caractérise le TAS de façon similaire (voir le tableau 1).

Le plus souvent, le TAS se déclenche à l’approche de l’hiver, accompagné de symptômes caractéristiques comme la tristesse, l’hypersomnie, l’hyperphagie et la prise de poids. Sa prévalence est plus élevée dans les climats nordiques. Au Canada, on estime qu’il touche de 2 à 6 % de la population, et les femmes sont quatre fois plus nombreuses à en souffrir que les hommes . Cependant, on estime que chez certains patients, soit dans 0,1 à 3 % des cas, le trouble se déclenche au début de l’été et présente des symptômes caractéristiques tels que l’agitation, le manque d’appétit et la perte de poids .

Diagnostic du TAS

Le TAS se diagnostique au moyen d’une entrevue approfondie qui vise à établir le schéma saisonnier et les types de symptômes dépressifs du patient. Le Seasonal Pattern Assessment Questionnaire est un outil utile à cet égard, mais il ne permet pas de distinguer de façon systématique un véritable TAS du blues hivernal moins sévère . Si le patient éprouve des problèmes fonctionnels importants qui nuisent à ses études, son travail ou ses activités sociales et montre des signes de tendances suicidaires, il souffre d’un véritable TAS et doit être traité promptement2.

Traitement du TAS

On suppose que le TAS est déclenché par des changements dans l’exposition à la lumière naturelle, ce qui peut perturber les rythmes circadiens et la production ou la régulation des hormones, de la vitamine D et de la sérotonine. Les traitements du TAS ciblent cette perturbation.

Le traitement de première intention est une lampe de luminothérapie, qui émet au moins 10 000 lux de lumière blanche. En règle générale, on recommande une exposition quotidienne de 20 à 60 minutes . Il peut y avoir des effets indésirables, notamment la fatigue visuelle, une hausse de la dégénérescence maculaire causée par l’âge, des maux de tête, de l’irritabilité et de l’insomnie. Il faut éviter de prendre en même temps des médicaments photosensibilisants .

Les antidépresseurs constituent également une option de traitement. Les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS ) et le bupropion fournissent les meilleures preuves d’efficacité.

On a constaté chez bon nombre de personnes souffrant du TAS une carence en vitamine D, et une récente revue systématique a montré un lien entre cette carence et des symptômes dépressifs . La prise de suppléments de vitamine D avant l’hiver pourrait contribuer à réduire le risque de développer des symptômes de dépression .

La psychothérapie a également donné de bons résultats pour le traitement du TAS. Un récent essai clinique randomisé et contrôlé a montré que deux séances hebdomadaires de thérapie cognitivo-comportementale de groupe d’une durée 90 minutes pendant six semaines étaient tout aussi efficaces que des séances quotidiennes de luminothérapie (lumière blanche émettant 10 000 lux) de 30 minutes .

Les patients qui vivent dans des climats nordiques sont susceptibles de présenter des symptômes thymiques liés aux longs hivers rudes. Heureusement, ces symptômes sont raisonnablement bien compris et il existe plusieurs options thérapeutiques.

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